GLD - Groupement La Défense

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rencontre du 3 mars 2006, invité Bernard van Craeynest (président confédération CFE-CGC, salarié SNECMA)

RENCONTRE DU 3 MARS 2006
invité : BERNARD VAN CRAEYNEST

Bernard Van Craeynest est salarié de SNECMA (groupe SAFRAN). Il avait remplacé Jean Pierre Chaffin à la tête de la fédération de la métallurgie CFE-CGC jusqu'à son élection à la Présidence de la Confédération suite au décès de Jean Luc Cazettes.
INTERVENTION DE BERNARD VAN CRAEYNEST

Je voudrais commencer par évoquer l'année 2006. Je me doutais qu'elle serait particulièrement dense et chaque jour qui passe le confirme amplement.
L'actualité, même le samedi, nous annonce des fusions entre grands groupes. L'évolution de nos entreprises et les restructurations sont pour beaucoup liées à la globalisation de l'économie, qu'on n'a jamais vraiment su expliquer dans notre pays. Comme tout phénomène, il vaut mieux le comprendre pour l'anticiper plutôt que de le subir. C'est ce que nous essayions de faire. Un certain nombre de ces restructurations ne sont pas uniquement financières. Si la finance gouverne le monde mais il y a aussi des aspects stratégiques. C'est particulièrement le cas avec le rapprochement de SUEZ et GDF. L'énergie est indispensable pour une économie développée Il est important que nous soyons capables de maintenir l'indépendance de notre approvisionnement en quantité suffisante, sans pour autant continuer à polluer, et de manière à garantir notre capacité de développement économique. On peut être surpris que le Parlement ait adopté l'an dernier une loi programme sur l'énergie, alors qu'en 2004 et au mois d'août l'évolution d'EDF et GDF avait semblé être gravée dans le marbre avec une participation de l'Etat à hauteur de 70%. Cela prouve que nous somme dans un monde en perpétuelle évolution et qu'il faut être en capacité de s'adapter en suivant de très près la manière dont tout cela s'opère. C'est là une de nos difficultés car nous sommes à treize mois d'une échéance politique majeure pour le pays et on a l'impression que notre belle France est en permanence en campagne électorale.

Cela influe sur un certain nombre de stratégies et de décisions politiques qui ont des répercussions sur notre économie, nos entreprises et nos emplois. Nous avons un premier ministre, pied au plancher, pensant qu'il faut absolument résoudre en quelques semaines ce qui n'a pas ou mal été traité depuis 30 ans. C'est ce qui fait que jour après jour nous avons un tas d'annonces, dont une partie sont d'ailleurs de purs effets de manches, pour essayer de faire croire qu'on pèse sur les événements. Un grand homme disait " les événements nous échappent, feignons d'en être les instigateurs ". C'est visiblement la manière dont nos politiques qu'ils soient de droite ou de gauche, gouvernent depuis quelques
années. Parce que nous sommes dans une économie ouverte, il s'agit d'appréhender les éléments extérieurs qui pèsent sur les cours de notre vie plutôt que de courir après.

Au sujet des OPA, nous nous sommes réjouis de voir ce que Pernod Ricard a fait sur le Britannique Allied Domecq en 2005. Mais les entreprises françaises sont également " OPAbles ", et ce plutôt plus que la moyenne des entreprises à taille équivalente dans le monde, parce que la plupart de ces entreprises ont un capital très éparpillé.

Il y a une douzaine d'années, certains se moquaient de ce premier ministre qui prônait la création de "noyaux durs " lors des privatisations. Bien entendu, il faut être prudent sur ce qui les composent mais cela est préférable à un actionnariat totalement éparpillé qui fait que chacun raisonne en fonction de son intérêt propre. Quand une entreprise est soumise à une OPA hostile, les actionnaires apportent ou non leurs actions, en tant qu'individus. Si cette OPA, même hostile, peut représenter une plus-value intéressante pour son portefeuille, celui qui a quelques actions ne va pas le plus souvent rentrer dans le détail de l'avenir, de la pérennité de l'entreprise en question, de la stratégie qu'il serait nécessaire de développer pour faire en sorte qu'elle puisse encore avoir droit de cité demain.
Il se conduit comme un épargnant soucieux de faire fructifier son argent à court terme et non comme un investisseur ayant une vue de développement à moyen et long terme.

Il est donc nécessaire d'être extrêmement attentif sur l'évolution de l'actionnariat des entreprises, et nos collègues de GDF ont raison de s'inquiéter de l'abaissement de la participation de l'Etat. Qui va prendre cette partie ? Est-ce que ce sera du flottant, des investisseurs institutionnels, ou d'autres groupes de la nouvelle entité créée ?.

En tant que salariés, et salariés actionnaires, il est nécessaire de jouer notre rôle.
N'imaginons pas que les salariés vont être en mesure d'être les possesseurs et en capacité d'orienter l'action de leur entreprise. Mais le fait de disposer d'une part du capital peut être intéressant, comme on l'avait vu en son temps dans les problèmes rencontrés par la Société Générale. Celle-ci restant un cas particulier parce que 13% des actions détenus par le personnel reste un cas tout à fait exceptionnel. Mais cela reste dans le domaine du possible entre 3, 5 ou 7%, à condition bien entendu d'avoir les moyens d'exercer un contrôle sur la gestion de l'entreprise et sur ses orientations. C'est pour cela que nous revendiquons d'une part la présence d'actionnaires salariés dans les conseils d'administration ou les conseils de surveillance d'entreprises.
Cela pourrait permettre de se retrouver sur un projet d'entreprise et à éviter des visions et des gestions "court-termistes", en particulier dans les secteurs d'activité stratégiques qui nécessitent des visions à long terme et des investissements soutenus qui ne peuvent pas correspondre à un capital erratique qui prive l'entreprise d'un minimum de stratégie. Il faut que les salariés puissent prendre leur destin en main.

Nous avons entendu récemment l'annonce de l'augmentation de la participation de Caisses des Dépôts dans l'actionnariat d'entreprises. Mais c'est sa mission première. Elle doit aussi investir au service de l'Etat et des infrastructures. Ne rêvons pas trop là-dessus, la Caisse des Dépôts a des moyens qui ne sont pas illimités et si elle doit déplacer une partie de ses actifs pour l'orienter vers le capital des entreprises françaises, cela ne sera certainement pas suffisant pour garantir le fait que ces entreprises restent sous notre contrôle.

Cela peut être une vision un peu nationaliste dans une économie particulièrement ouverte qui nous démontre que les principales entreprises du CAC 40, réalisent de plus en plus la majorité de leur chiffre d'affaires et de leurs résultats à l'étranger. On est bien content d'être en capacité d'aller investir nous-mêmes à l'étranger. Il n'empêche que tout cela procéde d'un équilibre parce que lorsqu'une entreprise française passe sous Direction étrangère, comme nous l'avons vu dans le cas de PECHINEY racheté par le canadien ALCAN, on déplace les centres de décision vers le Canada de la filière Aluminium française qui est stratégique pour notre économie. Ce n'est pas neutre car, d'une part notre pays a énormément investi pour faire en sorte de disposer de cette filière aluminium pour qu'elle soit compétitive et performante, vous savez que c'est une industrie qui fait appel à énormément d'énergie et d'autre part parce que cela a contribué à aménager le territoire par les différents sites implantés un peu partout. Si cette vision de la participation à l'aménagement du territoire apparaît clairement depuis Paris ou le siège social de Pechiney, cela est beaucoup moins évident depuis les lointains bureaux de Montréal, pour lesquels l'usine de Lannemezan, ne représente que peu de chose.

C'est extrêmement important, dans un contexte de pays ouvert. Nous sommes confrontés à une Union Européenne qui a du mal à se mettre en place, à définir une politique industrielle commune et qui est également confrontées à des phénomènes de dumping fiscal, à l'implantation de sièges sociaux en Suisse. C'est tout cela qu'il faut avoir à l'esprit quand on analyse l'évolution de notre économie et en ce qui concerne nos capacités de défense par rapport à une OPA hostile, ce n'est pas le phénomène de la " pilule empoisonnée " que Mr Breton voulait emprunter aux Américains (qui sont en train de l'abandonner) qui nous mettra à l'abri de ce genre d'évolution.

Le 16 janvier, le Premier ministre annonce son deuxième plan de bataille pour l'emploi et nous en prévoit un troisième pour le mois de Juin. A chaque fois nous avons des annonces qui peuvent passer parfois comme incohérentes par rapport à d'autres qui nous sont faites

Alors qu'on nous dit que l'on pourrait éventuellement tendre vers un contrat de travail unique, on en crée de nouveaux avec le CNE au mois d'Août dernier, le CPE aujourd'hui.
Nous sommes aujourd'hui à une trentaine de types de contrats de travail légaux dans notre pays. Il faudrait tenir compte un minimum de l'évolution de notre société et de l'existant avant de se lancer dans des approches dogmatiques et de faire croire qu'un contrat unique serait mieux. Mais j'ai peur que pour passer de 30 à 1, cela passe par le plus petit dénominateur commun qui apporterait peu de garanties au salarié. Donc prudence. Et puis le contexte est particulièrement délicat parce que nous sommes confrontés au problème de financement de notre protection sociale à la suite de l'évolution de la réforme de nos retraites, tout ça correspond au phénomène de vieillissement de notre population comme influence sur le plan économique et à l'effet papy-boom qui va impacter en particulier la gestion de nos régimes de retraites dans les 20 ou 25 ans qui viennent.

QUESTIONS DES PARTICIPANTS

Q : Quelles sont les relations avec le MEDEF ? R : Normales (!...)Le tandem Sellière - Kessler créé en 1998 a fonctionné dans les conditions que l'on connaît, pour être une véritable arme de guerre politique contre le gouvernement en place. Nous avons plus ou moins bien vécu l'épisode, à partir de 2000, de la Refondation Sociale qui n'a pas débouché sur grand chose et malgré le changement de gouvernement 2002, M. Sellières, dont le tempérament est plutôt de faire dans la provocation, n'a pas contribué à améliorer l'image patronale. Depuis, il a été remplacé par Mme Parisot. Chacun ayant sa personnalité, ses qualités et ses défauts, parmi les qualités de Mme Parisot il y a celle d'être à l'écoute, d'être attentive. Mais pour autant elle a ses mandants et ses contraintes comme nous en avons tous et je vous rappelle que lorsqu'on parle du MEDEF, on ne parle que d'une partie non négligeable du patronat mais qu'il y a aussi la CGPME qui est un interlocuteur dont je rencontrais le patron Jean-François Roubaud hier matin. Même si les grands groupes et les grandes sociétés sont importants, l'emploi a plutôt tendance à se développer au travers des très petites, petites et moyennes entreprises. On est bien conscient que l'artisan ou le commerçant, la petite entreprise qui a 3 ou 4 salariés ne va pas avoir un DS, un DP et un élu au CE. Mais dans les entreprises qui ont 30 ou 50 salariés, il y a moyen d'organiser intelligemment les choses pour éviter de tomber sur des organisations hyper politisées ou des gens qui prennent des mandats avec un esprit revanchard pour mener un combat personnel. Il faut que nous ayons cette capacité à démontrer que la représentation des salariés est un moyen de dialogue, de médiation, de se comprendre les uns les autres pour faire en sorte que l'entreprise tourne. Il n'y a pas de honte à dire qu'il faut qu'elle fasse des profits mais il faut qu'ils soient équitablement partagés entre l'investissement pour préparer l'avenir, la rémunération des salariés et celle des actionnaires. Et c'est là où le bat blesse, puisque nous constatons une dérive qui va s'amplifiant depuis quelques années où on sur-rémunère le capital investi au détriment des investissements à moyen/long terme et de la part salariale qui a régressé de dix points dans la valeur ajoutée des entreprises françaises. Avec le patronat, on essaye de se dire les choses telles qu'elles sont. Mais quand il s'agit de conduire en même temps la réforme de l'assurance chômage, qui n'est pas terminée puisqu'on négocie encore les annexes 8 et 10 (qui concernent les intermittents du spectacle) ; quand il s'agit de poursuivre les négociations sur la pénibilité, de négocier sur les accidents du travail et maladies professionnelles, de continuer de chercher des solutions à nos problèmes de retraite ou de prévoyance, tout cela a tendance à se télescoper. La dernière fois que j'ai vu Laurence Parisot je lui ai proposé que l'on se mette d'accord sur nos priorités et l'ordre des thèmes que nous allons traiter. Pour le reste, on connaît les difficultés du dialogue social actuellement mais celles-ci sont accentuées par le fait qu'en France on aime bien faire ménage à trois " L'Etat, les partenaires sociaux côté patronal et les partenaires sociaux côté salarié ". Il y en a en général deux qui se trouvent quelques points de convergence pour s'entendre sur le dos du troisième, et ça peut d'ailleurs tourner dans le temps. C'est ce qui contribue à rendre difficile d'aborder de manière pragmatique les dossiers bien réels que nous avons à traiter.

Q : Le discours du gouvernement est de revaloriser le travail, ce qui est bien, mais aussi d'allongement de la durée du travail par rapport aux 60 ans. Les entreprises, au moins les grandes, ont un discours un peu inverse tendant à diminuer le nombre des salariés et le coût des salaires, faire des " plans sociaux ". Comment cela est-il compatible et quel est le poids des syndicats et en particulier de la CFE-CGC ? R : Nous avons effectivement une vraie difficulté, un paradoxe à gérer, qui est que d'un côté (et je vous rappelle que cela figure dans la stratégie de Lisbonne qui a été décrétée en Mars 2000 par l'Union Européenne, avec à horizon 2010 un certain nombre d'objectifs dont celui de relever progressivement la durée du travail et de tendre au sein de l'Union Européenne à ce que les 55-65 ans, dont vous savez que nous détenons en France l'un des taux d'activité les plus bas du monde et au moins des pays de l'OCDE actuellement de l'ordre de 37% pour qu'il remonte à 50%. C'est un objectif gravé dans le marbre que l'ensemble des partenaires de l'Union Européenne , dont la France, ont adopté en Mars 2000 (en oubliant un peu d'en parler à tout le monde) et ceci a été renforcé par la loi de réforme des retraites d'Aout 2003 qui précise que nonobstant la nécessaire adaptation permanente en fonction des évolutions économiques et démographiques, vous savez qu'on a un certain nombre de points de rendez-vous dés cette année puis en 2008, en 2012 etc., autant que de besoin, mais la loi d'Aout 2003 prévoit déjà que 41 annuités seront exigibles pour bénéficier d'une retraite à taux plein dés 2012, 42 en 2019, et je suis très prudent car cela pourrait aller au-delà et avant cet échelonnement. Les Chefs d'entreprise continuent à " liquider " leurs salariés sous une forme ou sous une autre à partir de 48-50-52 ans, en les licenciant pour faute lourde ou grave, ou au travers de licenciements collectifs, ou en les mettant en invalidité. Tous les systèmes sont bons pour diminuer la masse salariale, car c'est l'objectif de fond. Compte tenu de la pression financière et du fait que l'on veut davantage rémunérer l'actionnaire, l'une des conséquences c'est cela. On part d'un principe totalement absurde en généralisant on dit qu'à partir d'un certain age on coûte cher et on n'est plus rentable, ce qui est faux, bien que l'on ait besoin de recourir à l'assurance maladie et à l'invalidité dans certains cas mais il ne faut pas forcer sur ces dispositifs parce que nous sommes dans un système de vases communicants et que ce qui n'est pas pris en compte par le chômage finit par l'être par la Sécurité Sociale dans les cas d'invalidité, ou in fine par les retraites… C'est donc bien le phénomène de vieillissement de la population qu'il faut appréhender dans son ensemble, comment faire en sorte de tenir compte de l'allongement de l'espérance de vie, en faisant un calcul économique on voit que le système a été bâti à l'origine pour verser une pension pendant environ vingt ans mais si nous avons la chance d'être partis vers 58 60 ou 62 ans et de devenir tous centenaires cela pose un problème d'équilibre du régime en question. A partir de là, il n'y a plus d'approche dogmatique d'âge de départ en retraite parce que c'est fonction de l'âge auquel on a commencé à travailler. C'est l'action de la CGC que de faire pression sur les pouvoirs publics et le patronat, puisqu'ils ont pris des décisions en notre nom quant à notre avenir pour qu'ils mettent tout cela en cohérence : On nous dit qu'économiquement et démocratiquement il va falloir travailler plus longtemps et de l'autre vous n'offrez pas la possibilité de travailler autant qu'il est nécessaire. Chaque patron est maître chez lui mais petit à petit il y a une évolution grâce à une prise de conscience collective et chacun commence à comprendre qu'il faut modifier nos habitudes et prendre de nouvelles orientations.

Q : On a beaucoup parlé de défense du salarié à l'université d'automne de la CGC et on s'est posé la question de l'image et de la communication. En ce qui concerne le " développement durable ", un certain nombre de DRH se sont vu chargés de communiquer sur le sujet, alors qu'ils ne sont pas des acteurs stratégiques dans leur société. Certains disaient que c'était dommage que les syndicats n'interviennent pas dans ce jeu. Ils essayent de mettre en place des tableaux de bord mais aimeraient que les syndicats y participent. Ne pourrions-nous pas apporter notre valeur ajoutée dans ce domaine et nous démarquer des autres syndicats ? R : C'est un domaine que nous suivons de très près C'est Claude Courty, secrétaire national, qui est en charge de ce secteur. Il faut se méfier car il y a des chefs d'entreprise qui ont tendance à se donner bonne conscience car dans la mesure où ils ne peuvent pas faire grand chose au quotidien, c'est bien d'avoir l'air de se préoccuper de l'avenir de la planète, de contribuer au développement des trop nombreux pays qui en ont tellement besoin. Il faut être extrêmement prudent entre ce qui relève d'une démarche pour respecter des codes de conduite ou des obligations suivant les pays dans lesquels ont se situe. C'est bien joli d'écrire de beaux textes mais encore faut-il être capable de faire quelque chose dans la foulée. Nous ne le faisons pas suffisamment savoir et c'est un problème de communication à améliorer. Nous avons non seulement des idées, une réflexion et des propositions en la matière mais nous avons aussi des actions. La CFE-CGC à passé des partenariats avec un certain nombre d'associations pour le " commerce équitable " avec Max Havelaar, pour le développement durable avec un certain nombre de pays, Par exemple, nous nous occupons de la plantation d'anacardiers au Sénégal. Cela a l'air bien lointain et bien anecdotique mais ca permet à ce pays d'obtenir des subsides qui permettent aux autochtones de manger un peu mieux à leur faim. Nous nous occupons aussi de la scolarisation dans ce pays car c'est un des facteurs potentiels de leur développement à court, moyen, et long terme. Et c'est ainsi, au-delà du phénomène de mode, que nous avons une capacité à montrer que nous sommes différents et que nous avons une appréhension du monde dans sa globalité avec un souci de répondre véritablement à des facteurs d'équilibre qui nous permettent d'éviter de déraper dans des affrontements stériles.

.HB



19/03/2015
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